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THOMAS MICHEL

 

 

Crozet un doux village de Loire. C'est là que naquit Michel Thomas en 1918 ; son enfance s'est attachée, jusqu'à l'âge de dix ans, aux horizons charmants du petit village : pour lui se sera toujours la patrie maternelle, le pays des vacances merveilleuses, sa terre.

En 1928, l'enfant arrive au Maroc avec ses parents.

Il fréquentera le lycée Gouraud, de la sixième à la classe de mathématiques élémentaires. Sensible et bon, loyal et enthousiaste, camarade affectueux, il est particulièrement attentif à l'égard de ses parents dont il est la fierté et qu'il entoure de tendresse. Il prépare le concours de l'Ecole de l'air d'abord en mathématiques spéciales à Casablanca puis au lycée du Parc à Lyon. Il se présente en 1939. La déclaration de guerre le surprend à Crozet ; mobilisé il apprend sous les drapeaux son admissibilité. La défaite survient alors qu'il venait de sortir de l'Ecole de l'air de Bordeaux. Le sous-lieutenant Michel Thomas rejoint l'Afrique du Nord ; affecté à la base de Meknès, puis de Fès, il attend, lui aussi comme tant d'autres, l'heure de l'action.

Le débarquement allié bouleverse la vie, sans histoire jusque là, des bases aériennes d'Afrique du Nord. Le lieutenant Thomas se livre à un entraînement intensif. Lorsque sa mère lui a fait part de son angoisse à l'idée de tous les dangers qui pourraient l'assaillir, il a répondu simplement « je n'oserai jamais retourner en France si je ne défends pas mon pays ». Son avion de chasse, un Aircobra est des plus dangereux ; mais Michel lui-même a réussi à donner confiance à ses parents En juillet 1944, du ciel de Fès, Michel Thomas tombait contre la terre marocaine.

Crozet recevra un jour la dépouille du jeune garçon qui vécut ses derniers instants dans l'attente d'un retour triomphant au pays natal, près de la Loire, elle aussi endormeuse et douce ».