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SNYERS LOUIS

 

 

Né à Rabat, le 7 décembre 1921, c'est à Rabat, au lycée Gouraud, que Louis Snyers fait toutes ses études secondaires. Dès décembre 1942, il est appelé sous les drapeaux. Au moment où il quitte sa ville natale, hélas ! pour n'y plus revenir, c'est un grand garçon aux traits fins, aux manières parfaites, à l'esprit délicat, sensible aux beaux-arts, avide de toutes les merveilles réalisées par le génie moderne. Son goût pour l'adresse manuelle et le savoir scientifique l'orientent vers une de ces unités de transmissions qui vont accomplir au bénéfice de tous les alliés, un travail si neuf, si utile et si périlleux.

 

Louis Snyers débarque en Italie. Dans l'attaque sur le Garigliano, la percée des lignes Gustav et Hitler, la marche sur Florence, il s'affirme comme l'un des meilleurs gradés d'une « unité d'élite », comme n'hésitera pas à la qualifier une longue et brillante citation. Ce texte précise notamment que « travaillant dans des terrains minés, sous les feux de l'artillerie et parfois de l'infanterie ennemies, tous, officiers, gradés, monteurs et radios, ont rivalisé d'ardeur et d'abnégation pour suivre au plus près les unités d'attaque et les P.C. tactiques... ». Ensuite, en France, dans les durs combats d'Alsace, au cours des deux difficiles traversées du Rhin et du Danube qui mènent sa division jusqu'au Tyrol autrichien. Louis Snyers est toujours là et se distingue toujours. Il a la joie d'assister au reflux de l'ennemi puis bientôt en Allemagne, à son effondrement désordonné et total.

Une belle citation, en date du 21 juin 1945, vient à propos préciser et récompenser sa participation personnelle à la lutte victorieuse. La voici :

« Chef d'équipe d'une activité inlassable s'est distingué par son courage partout ou il fut employé, notamment aux environs de Mulhouse en décembre 1944 et en Allemagne en avril 1945 ».

Hélas ! par une rigueur du sort que tous ses amis ont cruellement ressentie, ce jeune brave dont les preuves étaient faites, ne devait pas atteindre aux douceurs de la démobilisation, ni à la féconde liberté de la paix retrouvée. Encore tragiquement exposé aux risques de la vie des soldats, Louis Snyers mourut accidentellement le 22 octobre à Besançon.