mailho.jpg (10487 octets)

Mailho Jean

Né à Aimargues (Gard) le 2 janvier 1926, Jean Mailho fit ses études secondaires au lycée Gouraud de 1939 à 1943.

A 17 ans et demi, alors qu'il était encore écolier, il obtint de son père, officier supérieur dans la 2e D.B. l'autorisation de s'engager :

le voici qui passe brusquement de la vie calme du lycée Gouraud à la division Leclerc. Le 24 août, la veille même du jour où la division faisait son entrée dans Paris, Jean Mailho est blessé à Longjumeau : il est cité à l'Ordre du Régiment (Croix de guerre avec étoile de bronze) :

" Jeune mécanicien, plein de courage et d'énergie ; blessé en char, n'a cessé de donner sous le feu le plus bel exemple de volonté et d'esprit de sacrifice ".

Trois longs mois d'hôpital et de convalescence le retiennent loin des combats qui ont illustré, entre tant d'autres, sa glorieuse division. Il revient enfin reprendre sa place parmi ses camarades. Le 26 janvier 1945, au cours d'une opération offensive en Alsace, il est mortellement blessé.

Agé de 19 ans, ce jeune combattant dont le général Leclerc devait dire à sa mère : " il faisait notre admiration par son cran, vous pouvez être fière de lui " était cité pour sa fin exemplaire à l'Ordre de l'Armée (Croix de guerre avec palme) :

" Jeune chasseur engagé en Afrique du Nord, déjà blessé et cité pour sa belle conduite devant Paris. Dès son retour de convalescence a réclamé l'honneur de reprendre sa place en char, magnifique exemple d'abnégation et de courage a été blessé mortellement à son poste de combat le 26 janvier 1945 à Grassenheim ".

L'extrait suivant de " Caravane " (Bulletin de la division lecler n° 16 du 25 mars 1945) montre en quelle estime toute particulière le jeune Mailho était tenu dans son régiment :

" Ce n'est, direz-vous, qu'un mort de plus à venger, mais je ne crois pas avoir connu de plus admirable gosse que celui là. Il rayonnait de courage et de désintéressement : la seule pensée qu'on pût le remarquer ou le favoriser le mettait hors de lui. Grièvement blessé à Longjumeau le 24 août dernier, il était à peine guéri, après de longs mois d'hospitalisation. Il avait cependant demandé et obtenu comme une faveur de ne pas séjouner au B.R. pour reprendre le plus tôt possible sa place au combat. Dès son retour au corps, il avait sollicité l'honneur de participer immédiatement au premier engagement à la même place, celle de mitrailleur, qu'il occupait sur le "Marengo " devenu le Marengo III ".

" Les derniers mots qu'il traça sur son petit calepin de poche furent ceux-ci : " Grande offensive sur .... La vie est belle ". Et les premières paroles que prononça son père lorsqu'il apprit la fin du gosse héroïque furent celles-ci " Ce n'est pas un accident au moins ? C'est bien au baroud ".

" Exemples cornéliens qui bandent nos volontés et durcissent notre détermination. Petit chasseur Mailho, nous nous rendons encore mieux compte à présent de la place que tu tenais en nos cœurs. Merci pour toute la grandeur que tu nous as une fois de plus révélée ".