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Jean HERVE du PENHOAT  

 

Né le 11 mars 1923, au manoir de Tronjoly à Cléder dans le Finistère, Jean Herve du Penhoat n'a fait qu'un bref passage au Maroc, où il était venu se réfugier en 1942 avec son frère François.

Jeune breton, d'une gaieté communicative, travailleur, passionnément épris du métier militaire, il avait gardé de son enfance une prédilection marquée pour la carrière d'officier de spahis. Rien n'est plus tenace qu'un rêve d'enfant. Jean du Penhoat ne cessait de répéter à sa maman dès son jeune âge " quand je serai grand, je serai officier de spahis. Et, voyez-vous, maman, la plus belle des morts pour un officier, c'est de mourir en pleine bataille, d'une balle au front ".

Quand la mort se jettera sur lui, elle respectera avec exactitude le vœu que l'enfant avait exprimé.

Il commença sa "corniche" au lycée Lyautey à Casablanca. Sa promotion avait choisi pour patron Bournazel, le cavalier intrépide qui a laissé à jamais son manteau rouge sur les pitons du Djebel Sagho. Jean Hervé du Penhoat vint au lycée Gouraud où il acheva ses cours interrompus par le débarquement allié.

Bon, serviable, ayant gardé de ses origines un équilibre d'humeur à toute épreuve, plein d'humour pour les difficultés qu'il venait de traverser en quittant la métropole, doué d'une insouciance merveilleuse dans la situation pénible qui était alors celle des jeunes français réfugiés en Afrique du Nord, Jean du Penhoat fût reçu aspirant et choisit les Goums. Il fut incorporé au 63e Goum, 12e Tabor, 1er G.T.M.

Pendant que Jean se préparait ainsi au combat, Son frère François, sergent pilote d'aviation mourait pour la France non loin de lui, à Kasba Tadla le 21 février 1944, au cours d'un vol d'entraînement. Mais la mort de son frère, loin de l'abattre, exalta encore l'ardeur patriotique de Jean.

Quelques mois après, il se distinguait lors du débarquement de Marseille. où sa brillante conduite lui valut une première citation. Il fut ensuite engagé avec son unité dans les combats qui marquèrent la libération des Alpes. Le 10 septembre 1944 au col de Mirandol (près de Saint-Paul sur Ubaye) Jean Hervé du Penhoat était tué à l'ennemi dans les circonstances particulièrement héroïques que relate sa dernière citation :

" Jeune aspirant évadé de France pour rejoindre l'armée de la Libération et en qui se manifestaient les plus belles qualités traditionnelles. Au cours des rudes combats du siège de Marseille avait fait l'admiration de tous, par son intrépidité souriante et son ardeur de tous les instants. Est tombé héroïquement au col de Mirandol (Basses-Alpes) le 9 septembre 1944 sur une arête disputée pendant de longues heures de corps à corps avec un ennemi nombreux et acharné ".

quelques autres précisions