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GUIT RAYMOND

 

 

Epargné par le sort, Raymond Guit aurait été pleinement représentatif des nouvelles générations de Français d'Afrique. Né au Maroc, il en avait en effet toutes les vigoureuses vertus : robustesse et saine pétulance corporelles, goût de l'action, allant magnétique, caractère fortement charpenté.

Ses grands-parents qui vivent encore, avaient été, dans l'oeuvre française en terre maghrébine, d'importants ouvriers de la toute première heure. Son père, officier, lui avait légué, quasi dès le berceau, les plus solides traditions d'énergie virile et de dévouement absolu à la patrie.

Aussi, dès que le débarquement américain permit enfin aux jeunes gens, en 1942, de s'employer dans le sens du rétablissement français, Raymond Guit n'hésita pas. Ses études au lycée Gouraud s'achevaient à peine. Mais, à la lettre, le devoir le fascinait. Au prix d'une rude formation technique qui parut interminable à son ardeur impatiente, il devint enfin le pilote d'un char de combat.

Après avoir connu toute la brillante et parfois difficile remontée de la première armée des rives méditerranéennes aux bastions jurassiens, ce jeune r'bati devait succomber brutalement en Alsace. Son unité venait juste d'emporter de haute lutte la ville de Thann. Il n'avait pas encore vingt ans.

Mais toute la valeur, toutes les réserves de foi qui étaient en lui ne périront pas. Elles se transmettront à coup sûr aux plus jeunes, notamment par l'intermédiaire de la belle citation que voici :

A l'Ordre du corps d'Armée, à titre posthume :

" Guit Raymond, 2e classe, 6e R.C.A. Jeune pilote ardent et courageux, ayant brillamment participé aux combats pour la libération de Thann les 9, 10 et 11 décembre 1944. A été mortellement blessé le 12 décembre au cours d'un bombardement d'artillerie d'une très grande violence ".

La présente citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de vermeil.