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GABRIELLI JEAN

 

 

 

Né le 6 août 1915 à Montaren (Gard), Jean Gabrielli d'abord élève du lycée d'Oujda, termina ses études secondaires au lycée Gouraud de 1928 à 1934.

D'un caractère équilibré, d'une volonté rigide et réfléchie, Jean Gabrielli, au cours de sa scolarité studieuse et sans défaillances au lycée Gouraud, mérita la pleine estime et la sympathie de ses camarades autant que de ses maîtres : dans le lycéen, on pouvait déjà deviner l'homme ferme et l'intrépide soldat qu'il serait bientôt.

Après deux années de licence ès sciences à Paris, Jean Gabrielli décida de faire son service militaire dans l'aviation car tout jeune il avait marqué un vif penchant pour cette carrière. Bientôt aspirant et affecté comme observateur au groupe d'aviation de Bourges, il voulut à tout prix passer son brevet de pilote ; pour ce faire, il dut rendre son galon de sous-lieutenant, récemment acquis, et après avoir suivi comme sergent les cours de l'Ecole de chasse, il obtint une brillante place de second aux examens de sortie. La guerre survint et Jean Gabrielli nommé de nouveau sous-lieutenant fut, à sa grande déception, affecté à une escadrille stationnée à Oran où il se morfondit jusqu'à l'armistice. Mais, loin de le réduire à l'inactivité, ce navrant armistice de 1940 l'orienta décisivement, au contraire, vers son destin héroïque. Jean Gabrielli fut un des premiers en effet à entendre l'appel du 18 juin. Hanté par l'idée de

combattre, il démissionna, revint Rabat, puis, grâce à des complicités familiales, gagna Tanger ; de là, il put passer à Gilbraltar en octobre 1940 et fut dirigé sur Londres où il se mit à la disposition du commandant des forces françaises libres.

il fut alors incorporé en qualité de premier lieutenant dans une escadrille de chasse anglaise qui avait pour mission de défendre le canal d'Irlande contre toute incursion d'avions ou de vedettes rapides ennemies. Après des succès brillants - deux avions abattus par lui et plusieurs autres en collaboration - Jean Gabrielli disparut le 15 juillet 1941 au cours d'une patrouille effectuée dans son secteur. Son gilet de sauvetage fut rapporté à l'escadrille 48 heures après son départ ; il avait été découvert près du rivage et ne révélait aucune trace de projectile. Ses camarades d'escadrille furent unanimes à admettre que seul, un accident mécanique avait pu causer sa chute ; ils ajoutaient même qu'il avait peut être été recueilli par une vedette rapide allemande qui l'aurait emmené en captivité ; Jean Gabrielli hissé sur la vedette se serait débarrassé de son gilet de sauvetage pour indiquer ainsi qu'il avait survécu. Mais cet espoir ne s'est pas réalisé et Jacques Garnier - c'est le nom sous lequel il s'était engagé - a pris rang parmi les héros morts pour la France.

Titulaire de brillantes citations, de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre avec palmes, il a disparu dans sa vingt-cinquième année. Nous l'honorons comme un héros dont sa famille est douloureusement mais suprêmement fière.