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ESCOLIER JEAN-LOUIS



Jean-Louis Escolier, ancien élève du Lycée Gouraud et du Lycée Lyautey, officier des Affaires Musulmanes Algériennes, a laissé au Maroc un souvenir très vivant dans les milieux sportifs. En mars 1943 un journal marocain évoquait la silhouette de ce grand jeune homme d'allure timide mais aux muscles d'acier et dont le caractère doux, affable, modeste, trouvait auprès de tous ceux qu'il approchait une sympathie spontanée.

Il était entré depuis peu dans la difficile et passionnante carrière des Affaires Musulmanes, comme sous-lieutenant, quand la reprise de la lutte en Afrique du Nord l'appela au combat. Il était déjà marié et père de famille. Il fut attaché à la Division de Marche d'Alger qui, au début de 1943, tenait en Tunisie le secteur de Pichon. Il y resta lorsqu'un régiment américain vint relever des unités françaises et il assura la liaison entre la Division et le commandant de l'unité alliée.

Lorsque l'attaque allemande du 15 février, qui entraina la perte de Gafsa, obligea les troupes du secteur à un repli, Jean-Louis Escolier demeura auprès de ses camarades américains. Il accomplissait une reconnaissance avec deux d'entre eux, le 1er mars, lorsque leur voiture sauta sur une mine. Mortellement atteint, il mourut sans avoir repris connaissance, durant son transport à l'hôpital.

« C'était, écrivit le lieutenant que la Division avait envoyé à sa recherche, un de nos camarades les plus brillants, plein d'allant, il était toujours volontaire pour remplir les missions les plus périlleuses.»

Son sacrifice a été reconnu par l'attribution de la Croix de Guerre avec palme et son nom a été donné à la promotion des élèves stagiaires des Affaires Musulmanes qui a été reçue l'année de sa mort.