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De la ROCHE GEOFFROY

Né à Melun le 11 décembre 1924, Geoffroy de la Roche, fils d'officier, fit ses études secondaires au hasard des diverses garnisons de son père.

Après avoir été élève du collège de Mazagan et du lycée Gouraud, il achevait sa scolarité à Tunis lorsqu'en 1943, à 18 ans à peine, ce beau garçon, grand et racé, fut appelé sous les drapeaux. Affecté au 3e chasseurs d'Afrique à Constantine, puis au 4e C.A. à Tunis, il partit comme brigadier en Angleterre, une fois son instruction terminée, en renfort des fameux " Leclerc " de la 2e D.B.

Versé comme caporal au 501e régiment de chars en qualité de tireur du char " La Marne ", il participa en août 1944 au débarquement en France à Sainte-Mère-l'Eglise. Constamment en action au cours des combats acharnés de la campagne de Normandie, à la poche de Falaise, à Ecouché, à Alençon, il eût la joie de vivre le raid fulgurant de sa division sur Paris.

Mais hélas, sa carrière devait être brève : au soir même du jour mémorable où les libérateurs faisaient leur entrée triomphale à Paris, Geoffroy de la Roche était mortellement blessé à Fresnes, son char ayant été perforé par un 88 allemand. Transporté à l'hôpital de Longjumeau les deux jambes arrachées, il mourait le lendemain matin, 25 août, à l'âge de 19 ans.

Dans sa sobriété, la citation qui accompagne la Croix de guerre avec palme décernée au jeune héros révèle l'émotion et l'admiration qu'éprouvèrent ceux qui virent la fin de Geoffroy de la Roche :

" Jeune tireur qui a ému ses chefs et ses camarades. Les deux jambes arrachées par un anti-char adverse, a montré l'exemple d'un courage digne des plus belles traditions militaires ".

" Mort pour la France ".