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BREITNER RENÉ

Né, à Nantilly (Haute-Saône) le 10 janvier 1917, René Breitner fit ses études au lycée Gouraud dont il fut un très brillant élève.

Admissible ensuite à l'Ecole normale supérieure, à Polytechnique et à l'Ecole supérieure nationale des mines de Paris, René Breitner, qui avait entre temps passé dans d'excellentes conditions ses certificats de licence ès-sciences, allait en 1939 préparer l'agrégation car son rêve était de revenir comme professeur dans son cher lycée Gouraud, où, comme élève, il avait cueilli tant de lauriers.

Mais la mobilisation le surprit et il fût envoyé à l'Ecole d'artillerie de Poitiers d'où il sortit 1er de sa promotion, le 1er mai 1940. A ce moment se place un événement qui permet de juger l'ardeur patriotique de René Breitner ; à sa sortie du cours il a droit a une permission pour l'Afrique du Nord ; désireux de se battre au plus vite il refuse cette permission et part au front. C'est qu'il avait à cœur de venger son père tué en 1917, l'année même de sa naissance ; et alors que sa qualité de pupille de la nation, lui eût permis de ne pas être affecté dans les premières lignes, il choisit précisément le 15e R.A.D. (canon de 75) pour être certain de se trouver au premier rang.

 

C'était vers la mort et vers la gloire qu'il se précipitait. Le 10 mai 1940, le 15e R.A.D. est au fort de la bataille. Contraint à la retraite, il prend ses emplacements de combat devant Dunkerque, pour protéger l'embarquement des forces franco-anglaises. Pris dans l'enfer des bombardements, le 15e R.A.D. éprouve de terribles pertes. Le 2 juin 1940, la batterie de Breitner est survolée par des avions de bombardement. L'aspirant Breitner, criblé d'éclats de bombe est évacué sur le sanatorium de Zuydecote où il meurt le lendemain.

C'est seulement après 18 mois d'attente et d'angoisse que sa famille est informée. La Croix de guerre avec palme a été décernée à titre posthume au jeune héros dont l'ardeur patriotique et le brillant avenir furent brisés par le destin.