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BOTELLA GABRIEL

Né le 17 décembre 1914 à Alger, Gabriel Botella vint tout jeune au Maroc avec sa famille et fit ses études secondaires au lycée Gouraud. Ses maîtres ont gardé de lui le souvenir d'un bon élève, très studieux, qui mérita maintes fois les félicitations du conseil des professeurs. Pour ses camarades, c'était un charmant compagnon, aussi doux et aimable au lycée que plein d'entrain sur les terrains de jeux ; très sportif en effet, il excellait surtout en rugby et en natation.

Après son service militaire qu'il fit tout jeune - ayant devancé l'appel pour s'engager dans un régiment de tirailleurs - Gabriel Botella entra en 1935 dans les services techniques des mines de plomb d'Aouli ; puis il passa dans l'administration des Eaux et Forêts, et fut nommé près de Meknès.

C'est là que vint le surprendre la guerre en 1939. Au cours de ce premier épisode, Gabriel Botella fit partie des cadres des bataillons d'Afrique qui opéraient en Tunisie. Démobilisé en 1940, il reprit son service aux Eaux et Forêts et se maria l'année suivante.

Mais au moment même où il s'installait ainsi dans la vie, alors qu'il venait d'avoir la joie d'être père et qu'il envisageait avec confiance l'avenir pour lui et pour les siens, le débarquement allié le rappelle sous les armes.

Mobilisé comme sergent-chef, il participe en août 1944 au débarquement du corps expéditionnaire français sur les côtes de Provence. Il est alors affecté au 2e bataillon de Zouaves. Son chef, le capitaine Divoire, l'estime tout particulièrement : c'est que Gabriel Botella qui, déjà étant élève, savait allier l'amabilité du bon camarade au dynamisme du sportif, est devenu un chef modèle et un remarquable entraîneur d'hommes ; il exerce sur les siens un profond ascendant car, plein d'humanité et de bonté avec eux, il n'hésite pas par ailleurs, au plus fort du danger, à payer de sa personne et à donner l'exemple. Aussi lui a-t-on confié le commandement du groupe de choc, avec des missions particulièrement périlleuses... si périlleuses que la campagne d'Alsace ne sera pas longue pour lui ; le 21 novembre 1944, alors qu'à la tête de son groupe il dirigeait le " nettoyage " des rues de Mulhouse, il est tué d'une balle de mitraillette par un ennemi dissimulé.

Voici la sobre citation qui honore la mémoire de ce héros aussi modeste que valeureux.

CITÉ A L'ORDRE DU CORPS D'ARMÉE

(à titre posthume)

Botella Gabriel, sergent-chef, 2e bataillon de Zouaves

" Gradé d'une haute valeur morale et d'un fort ascendant sur sa troupe. Chef du groupe de choc, a trouvé une mort glorieuse en dirigeant une patrouille dans les rues de Mulhouse, le 21 novembre 1944 ".

La présente citation comporte l'attribution de la Croix de guerre avec étoile de vermeil.